BT et Metroxpress allient leur forces

Le journal BT et le quotidien gratuit Metroxpress ont décidé d’allier leur forces au sein de la nouvelle société BTMX, qui devient une filiale de Berlingske Media.

La création de BTMX va de pair avec une ambition marquée : la nouvelle entreprise veut publier les journaux les plus lus au Danemark, tant en digital que sur papier. « Nous allions nos forces parce que cela a un sens, tant pour les lecteurs et les annonceurs que d’un point de vue business. Les deux journaux sont lus chaque jour par plus de 600.000 lecteurs print et par 2,5 millions d’utilisateurs numériques par mois. Nous prévoyons encore d’augmenter ces audiences. Les deux titres sont passés maîtres dans la création de contenus fort demandés et notre approche des lecteurs et des partenaires commerciaux est unique sur le marché », explique Mette Maix, la CEO de Berlingske Media.

« Nous sommes convaincus qu’une entreprise média dotée de tant de puissance de frappe au niveau de la qualité rédactionnelle et de l’audience peut se forger une position en béton sur le marché. Notre ambition est de fournir la meilleure qualité, tant dans les médias payants que gratuits, que ce soit sur papier ou en digital sur desktop ou mobile », ajoute Maix. À court terme, les deux marques continueront à travailler comme avant, avec de nouvelles opportunités pour créer des produits encore meilleurs sur base d’une rédaction commune solide.

La nouvelle société devient une filiale de Berlingske Media Group, avec un actionnariat réparti entre Berlingske Media (70 %) et Metroxpress (30 %). Thomas Raun est nommé au poste de Managing Director de la société. Jusqu’à présent, il était CEO de Metroxpress. Raun intègre l’équipe de direction de Berlingske Media. Jens Grund, aujourd’hui un des deux rédacteurs en chef de Berlingske, rejoint la nouvelle société en tant que rédacteur en chef ad interim. Jonas Kuld Rathje, l’actuel rédacteur en chef de Metroxpress, devient rédacteur. « Nous voulons créer l’offre la plus attractive pour les clients, tant dans les médias gratuits que payants, et nous percevons pas mal de possibilités dans la combinaison des deux. Les clients au sein de l’environnement payant sont des fans dévoués de tous les extras qu’ils reçoivent avec les médias payants. Les médias gratuits, quant à eux, sont particulièrement flexibles, ce qui fait qu’ils peuvent facilement rebondir sur les nouvelles tendances dans le marché. Nous voulons prouver que la combinaison des deux forme un concept performant », dit Thomas Raun.

Début de l’année prochaine, un groupe restreint de membres de la direction commencera à plancher sur le concept d’avenir de l’entreprise. Ce projet devrait être finalisé au printemps. « Jusqu’au 1er janvier, nous nous focaliserons sur l’intégration des deux sociétés, avec le développement d’une rédaction commune dotée de systèmes IT et d’opérations générales uniformes. Lors des premiers mois de 2017, les lecteurs pourront déjà relever les premiers changements dans nos produits. Au printemps, nous créerons des journaux et des plates-formes numériques qui nous aideront à maintenir notre position de média d’information le plus lu », explique Jens Grund.

La création de cette nouvelle entreprise engendrera des synergies et permettra de travailler de façon encore plus efficace, ce qui ne manquera pas de créer certains excédents. Certains membres de la direction et managers devront quitter l’entreprise, à l’image des deux rédacteurs de BT jusqu’à ce jour, Olav Skaaning Andersen et Karl Erik Stougaard, ainsi que de différents managers de Metroxpress. « Je tiens à remercier ces collaborateurs des deux journaux. Ils ont travaillé dur, animés par une passion sans borne, pour faire de ce journal un produit qui se démarque et se distingue sur le marché. Il est inévitable que, suite à la consolidation, nous nous voyions contraints de nous séparer de plusieurs gens formidables. Je tiens à les remercier pour leur travail acharné chez BT et Metroxpress », dit Mette Maix.